16.08.2009
Procès
Les raisons d’instruire «le procès de la peine de mort»
La Peine de mort est :
Inefficace : elle ne dissuade jamais les criminels de tuer et il n’a jamais été prouvé qu’elle avait un effet sur le taux de criminalité.
Illégale : c’est une violation du droit à la vie inscrit dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 (art.3)
Injuste : elle frappe souvent des individus issus des groupes minoritaires, et des personnes démunies sans ressource ni moyen de se défendre.
Cruelle, barbare et dégradante: c’est une double torture entre l’attente souvent très longue dans le couloir de la mort et l’exécution.
Violente : elle ajoute un traumatisme au crime et multiplie les morts, elle légitime la violence alors que la justice doit être rendue pour pacifier les relations sociales.
Sans appel : alors même que la justice n’est jamais à l’abri d’une erreur, chaque année des innocents sont ainsi exécutés.
Réductrice : Elle restreint une vie à un acte et empêche tout travail de réhabilitation.
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15.01.2009
Urgent
En un clin d'oeil / La Peine de mort dans le monde - Chiffres 2004
5476 exécutions capitales dans le monde
131 de moins qu'en 2003
1. Chine 5000 exécutions
2. Iran 197 exécutions
3. Vietnam 82 exécutions
4. USA 59 exécutions
58 pays maintiennent la peine de mort dans leur législation - 61 pays en 2003.
25 pays ont procédé à des exécutions capitales.
Le Tadjikistan a aboli la peine de mort le Liban, l'Afghanistan, l'Inde, l'Indonésie et l'Autorité palestinienne ont repris les exécutions.
Les dernières informations relatives à la peine de mort dans le monde
Actions urgentes
Signez le moratoire mondial sur les exécutions et participez aux appels d'Amnesty International
Rapport officiel 2004 du Département américain de la justice
C'est le rapport le plus récent sur la situation de la peine de mort aux Etats-Unis. Nombre d'exécutions par Etat, statistiques, population carcérale dans le couloir de la mort
En 2004, la peine de mort recule dans lemonde
24 juin 2005 / 5476 personnes ont officiellement été exécutées dans le monde durant l'année 2004. Même si ce chiffre reste élevé, il représente 131 exécutions capitales de moins qu'en 2003. 3 pays supplémentaires ont aboli la peine de mort et le continent africain surprend et enthousiasme les défenseurs des droits humains.
L'association internationale pour l'abolition de la peine de mort "Hands off Cain" vient de publier son rapport pour l'année 2004. Avec 5476 exécutions officiellement recensées dans 25 pays de la planète, l'année 2004 fait un tout petit mieux que 2003 (5607 exécutions).
Mais ces chiffres ne sont pas exhaustifs et de nombreux pays ne fournissent aucune statistique officielle sur l'application de la peine de mort.
La Chine, championne du monde des exécutions
C'est le cas du pays champion du monde des exécutions capitales, la Chine, qui déclare officiellement 5000 exécutions à elle seule. Mais ce chiffre est assurément beaucoup plus important, deux fois plus sans doute si on en croit un député chinois cité par l'association, qui avance le nombre inimaginable de 10 000 mises à mort en 2004.
Abolition et reprise des exécutions
Le Tadjikistan a formellement aboli la peine capitale l'année dernière, tandis que le Liban, l'Afghanistan, l'Inde, l'Indonésie et l'Autorité palestinienne reprenaient les exécutions après plusieurs années de suspension.
Afrique, moins de 10 exécutions sur le continent
L'Afrique crée la surprise. Alors que 56 exécutions étaient signalées en 2003, il n'y en avait plus que 9 en 2004, en Egypte, au Soudan et en Somalie.
12:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peine de mort
20.12.2008
Mineurs....
Texas
Peine de mort
Peine de mort, âge minimum légal
Nombre d'exécutions depuis 1976
Nombre d'exécutions avant 1976
Nombre actuel de condamnés à mort
Nombre de femmes
Nombre de délinquants mineurs
Réintroduction de la peine de mort
Première exécution depuis la réintroduction
Innocents libérés du couloir de la mort
Nombre de grâces accordées
Région
Méthode(s) d'exécution
Emplacement du couloir de la mort
Oui
18
345
755
411
9
29*
01.01.74
1982
8
2
Sud
Injection
Linvingston
Crimes capitaux : Homicide criminel et l'une des 8 circonstances aggravantes
* Tous les délinquants mineurs ont vu leur peine capitale commuée en prison à vie en juin 2005
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peine de mort
27.11.2008
Thomas Joe Miller El
Thomas Joe Miller El
Tous les matins, aux environs de 3h10, on entend le chariot de nourriture du couloir de la mort qui roule dans chacune des allées nommées respectivement par les lettres
A,B,C,D,E,F. Chaque allée contient 84 détenus et se compose de six sections également représentées par les lettres A,B,C,D,E,F.
Il y a 14 cellules dans chaque section, divisée en deux rangées à l'extrémité desquelles se trouve une douche. Quand le chariot arrive, les gardiens (2 en général et accompagnés d'un prisonnier) le remplissent de 7 plateaux. Parfois ils utilisent 2 chariots pour 14 plateaux.
Les gardiens se dirigent alors vers les sections et annoncent à qui voudra entendre : "C'est l'heure de la bouffe, allumez vos lumières et asseyez vous sur vos banquettes !"
Que tu le veuilles ou non, l'officier va te réveiller et te demander si tu as faim. Certains t'adressent la parole comme si tu n'étais qu'un chien ; "Vas t'asseoir". Les officiers ouvrent ensuite une sorte de fenêtre dans la porte en métal et, avec une barre en acier, ils poussent le plateau en te lançant un "Viens chercher !" Certains gardiens te demandent d'allumer ta lumière et de t'asseoir sur ta banquette et d'autres ne se donnent pas cette peine, ils te demandent juste : "Toi, tu vas manger ?".
La nourriture est en général froide ou à peine tiède et exposée aux germes. Autant dire qu'il y a peu de gardes assez soucieux de notre santé pour porter des filets sur leurs cheveux.
Tout ce rituel est sensé servir à leur protection, soit, mais pourquoi alors quand ils reviennent pour reprendre les plateaux (environ 15 minutes plus tard), ils n'émettent plus un son, même si ta lumière est éteinte et attrapent le plateau que tu leur tends ?
Une gardienne qui travaillait la nuit et servait des repas était atteinte d'une forme d'herpès qui, à force, était devenue tellement virulent que ses mains étaient couvertes des plaies ouvertes. Compte tenu de la grande facilité de contagion de ce virus, un prisonnier s'en est plaint à un gardien de grade supérieur et il s'est entendu répondre que de rater un repas ne lui ferait pas de mal. ...Le petit-déjeuner est à 3h10, le déjeuner à 10h15 et le souper à 16h.
Aux premières et dernières cellules de chaque section se trouve une porte métallique de transit pour accéder aux autres sections.
La plupart des gardiens claquent constamment cette porte aussi fort que leurs muscles le permettent et cela toutes les heures aussi bien de jour que de nuit. Quand la porte claque, cela réveille toute la section et il faudrait vraiment être un sacré dormeur pour rester assoupi.
En tant que résident de la dernière cellule de ma section, j'observe les gardiens s'adonner à ce jeu. Une fois la porte violemment claquée, ils s'approchent de ma cellule afin d'être tout à fait certains que cela m'a bien réveillé.
Non seulement ma cellule est aux premières loges des portes qui claquent mais en plus, elle se situe à l'ouest du bâtiment. L'été passé, au coucher du soleil, le mur en briques de ma cellule était tellement brûlant que je ne pouvais plus me coucher sur ma banquette à moins de risquer de faire frire mon corps. La température intérieure pouvait atteindre 42 degrés et il fallait parfois attendre 22 ou 23 heures pour que les murs de l'enceinte en béton relâchent enfin la chaleur emmagasinée. L'été, la ventilation est quasiment inexistante, toutefois, paradoxalement, plus il fait froid dehors, plus la ventilation tourne. C'est alors la lutte pour essayer de maintenir la température de son corps.
Vers 5h50 du matin, le gardien arrive pour la vérification et le décompte des occupants des cellules. Le fonctionnaire de piquet allume la lumière dans la section inspectée et, une fois la tâche du gardien accomplie, le piquet est supposé éteindre cette lumière agressive. Une fois de plus, certains gardiens se gardent bien de le faire et ce, jusqu'à ce que les prisonniers se mettent à hurler et à cogner contre les portes de leurs cellules.
Nous avons le droit de passer seulement 1 heure hors de notre cellule à raison de 5 jours par semaine dans une salle où se trouvent un tapis et une barre d'exercices, une table en acier, un évier et un linge. Les 2 autres jours, nous nous rendons dans une salle qui n'a pas de plafond. Dans celle-ci, il y a un ballon de basket avec son panier et également une barre d'exercices.
Avant de quitter nos cellules (idem pour la salle de récréation), nous devons nous dévêtir entièrement pour la fouille. Une fois rhabillé, nous devons nous retourner et nous poster dos contre l'ouverture métallique de la porte, nous accroupir et tendre nos mains vers l'arrière à travers l'ouverture pour que les gardiens puissent nous passer les menottes.
A ce moment certains gardiens profitent de la situation pour tirer sur nos membres enchaînés quand ils nous empoignent afin de nous escorter vers nos cellules.
Généralement, environ 1 heure après la récréation, on nous emmène à la douche. Cependant, la plupart du temps, il n'en n'est rien ou alors beaucoup plus tard dans la soirée ou même dans la nuit.
Récemment, un détenu afro-américain a été ramené de la récréation par un grand gardien blanc très costaud. Il lui avait tellement serré les menottes que le détenu a fini par lui demander pourquoi il faisait cela. Le gardien, irrité par sa question le jeta alors à même le sol en béton. Plus tard, il écrivit un rapport contre le prisonnier sous prétexte que ce dernier avait refusé d'obtempérer et celui-ci s'est vu imposer notamment une restriction à l'accès au magasin en guise de sanction.
Un autre gardien blanc, alors qu'il escortait également un prisonnier afro-américain menotté dans le dos à la douche, lui assena un grand coup sur la tête et le jeta violemment à terre. Quand d'autres gardiens débarquèrent, ils ne firent que répéter les mêmes gestes de violence sur le prisonnier. Quoi qu'il advienne, les gardiens ont toujours raison, peu importe la situation, ils auront toujours gain de cause.
Une fois tous les 10 jours, en plus de l'habituel "mise sans dessus-dessous" des cellules, le major m'envoie deux gardiens blancs dans le but de détruire tout ce que je possède. Un jour, alors qu'ils étaient occupés à tout ravager et choqué de voir ces gens s'acharner sur mon sort sans aucune raison valable, j'ai décidé de faire part de ma stupéfaction au major. En réponse, celui-ci m'informa que j'étais suspecté de faire partie d'un gang de la prison et qu'ils continueraient à détruire mes affaires tant que je ne pourrai pas lui prouver le contraire. Pourtant, je n'ai jamais fait partie d'un gang quel qu'il soit, ce que sait parfaitement le major. En outre, étant enfermé seul dans une cellule 23 heures par jour, il faudrait que je sois un super héros pour pouvoir créer un gang dans de telles conditions. De plus, depuis que ma demande en appel a été rejetée, j'étudie la loi et lis du matériel à caractère légal pratiquement jour et nuit, ce qui peut aisément être constaté lorsqu'on vient me voir dans ma cellule.
Etant afro-américain, je sais que tout sera entrepris pour me harceler, pour me rendre fou.
Un jour, j'ai posé la question à un gardien noir quant à savoir pourquoi je subissais pareil traitement. Il m'a répondu que nous nous trouvions dans le Comté de Polk (un comté tellement raciste dans l'Etat du Texas que cela dépasse tout ce que l'on peut imaginer). C'est d'ailleurs pour cette raison que lui-même rentre directement chez lui à la fin de son service et inversement au travail sans faire une escale où que ce soit sur son trajet.
De plus, mon cas étant un "high profile", une affaire sensible, les autorités ne veulent pas voir ressurgir des Gary Graham à la surface (Gary Graham était un afro-américain qui a été exécuté dans cette même prison en juin 2000 et qui a remué l'Amérique entière en se battant contre la peine capitale qui lui a été infligée à tort. Cet homme a fait des déclarations et clamé son innocence jusqu'à la dernière seconde de sa vie). Enfin, le fait que je ne mange pas de porc démontre ma religion, ce qui a certainement également beaucoup à voir avec toute l'agitation et le harcèlement perpétuels faits autour de moi.
Un gardien blanc qui est depuis peu monté en grade avait pris l'habitude de m'appeler "big boy" (ce qui en français serait un peu comme petit gars ou fiston). J'ai fini par lui demander combien de temps au juste il fallait pour devenir un homme dans cette prison. Il m'a répondu que j'étais grand comme son père et qu'il avait l'habitude de l'appeler ainsi... Voilà qui me fait une belle jambe !
La haine est tellement intense et puissante ici dans l'unité de Terrell (maintenant appelée Allen B. Polunsky Unit) que tu peux en ressentir les vibrations sans même que les gardiens n'aient prononcé le moindre mot.
Le courrier est généralement distribué le matin vers 7 heures et c'est le moment le plus important de la journée, à l'exception de l'approvisionnement au magasin, pour ceux qui peuvent se le permettre. Certains gardiens vont retenir le courrier jusqu'à 9 heures, simplement par plaisir et pour jouer de leur supériorité sur les prisonniers.
Les traitements médicaux sont tellement dérisoires que je ne les réclame même plus.
Les consultations médicales coûtent 3 dollars et franchement, pour y être allé 3 fois je n'ai jamais vu un docteur. A une occasion, j'ai tout de même manifesté mon mécontentement quant à devoir payer pour simplement expliquer à l'infirmière ce qui n'allait pas et pour ne pas bénéficier d'un suivi. D'autres détenus se sont souvent plaints des prestations du médecin qui de toute façon ignore ce qu'on lui dit et finit toujours par ne rien diagnostiquer.
A titre d'exemple, une infirmière est venue dans ma cellule pour me faire un test de la tuberculose qui devait être contrôlé 2 ou 3 jours plus tard pour qu'il soit validé. Je n'ai pas revu cette infirmière depuis maintenant 3 mois...
La seule chose que tu as dans ta cellule et qui te permet de rester plus au moins sain d'esprit et te donne une idée de ce qui se passe dans le reste du monde, c'est la radio (que l'on est obligé d'utiliser avec des écouteurs, si on peut se les payer).
Si par malheur tes écouteurs tombent en panne, ce qui arrive inévitablement peu de temps après leur acquisition (ils sont conçus pour ça), il faudra remplir une fiche bleue pour pouvoir en acheter d'autres. Pour pouvoir recevoir de nouveaux écouteurs, il faut renvoyer les anciens en échange standard. Les commandes spéciales comme celle-ci sont autorisées 1 fois toutes les 2 semaines.
Si les gardiens récupèrent tes anciens écouteurs dans la deuxième semaine après les avoir achetés, il te faudra attendre au moins 10 jours pour recevoir une nouvelle paire et uniquement si la fameuse fiche bleue a été approuvée (ce qui en général ne l'est pas). Tu restes alors pendant 2 semaines supplémentaires à ne rien entendre d'autre que les portes qui claquent.
Si il est décidé que nous devons rester bloqués dans nos cellules, ce qui arrive tout le temps, nous ne pourrons pas nous rendre au magasin et quand nous y serons autorisés, il n'y aura plus d'écouteurs en stock. J'ai vu certains gars rester jusqu'à 3 mois sans pouvoir écouter les nouvelles ou de la musique. .... Ben tiens, les miens viennent de rendre l'âme, j'espère que j'aurai l'argent suffisant pour m'en racheter d'autres et surtout que je ne l'aurai pas dépensé avant qu'ils ne m'autorisent à m'en procurer.
Cette sensation d'être totalement démuni fait que beaucoup d'entre nous perdent la tête et le sens de la réalité et en arrivent à s'accuser les uns et les autres de toutes sortes de choses. Voilà ce que finit par engendrer le genre de traitement que l'on inflige à un être humain. Au lieu de pouvoir être productif en communiquant les uns avec les autres sur des problèmes légaux, (chaque prisonnier peut travailler pour sa défense en compulsant des textes légaux par ex.) car certains n'ont pas la moindre idée de ce qui se passe, la journée se résume à essayer de garder son esprit sain et sauf.
Il est possible de faire une demande pour avoir une visite à caractère légal avec les autres prisonniers mais, pour un afro-américain, les chances que cela soit accordé sont très faibles. J'avais déposé une demande pour voir un détenu blanc qui a une grande connaissance sur le droit quand mon appel a été rejeté alors que j'avais seulement 15 jours pour donner une réponse à la Cour. La femme (blanche) qui s'occupe de donner ces autorisations me l'a refusée en invoquant des raisons de sécurité. Ceci implique que je n'ai pas eu le droit de recevoir des visites à but légal avec d'autres prisonniers car j'étais considéré comme représentant un risque pouvant mettre en danger les règles de sécurité. Pourtant, la cage qui sert de local pour ces visites est plus sécurisée que la cour de récréation elle-même. Il n'y a donc aucune raison valable pour empêcher l'opportunité qui se présente à quiconque de se renseigner sur ses droits et sur les circonstances qui se rapportent à son cas.
En d'autres termes, ceux qui ne connaissent pas les lois et qui dépendent des avocats commis d'office par la Cour, avocats qui travaillent pour la Cour (et qui donc ne feront que favoriser l'issue d'une exécution), n'ont aucune chance de s'en sortir vivant. Certains ne savent ni lire, ni écrire et ne comprennent en conséquence pas ce qui est inscrit sur les papiers qui leur sont présentés. Il y en a qui ne parlent même pas l'anglais.
J'ai travaillé dans l'unité d'Ellis (dans l'atelier de confection) 8 des 15 années que j'ai passées dans le couloir de la mort. Chaque matin, le personnel me donnait une paire de ciseaux et/ou un tournevis.
A cette époque, nous étions une centaine de prisonniers condamnés à mort, ainsi que plusieurs femmes, tous supervisés par trois gardiens pendant que nous fabriquions leurs uniformes sans être payés. Pendant ce temps, le système pénitencier se faisait des millions de dollars sur le dos des détenus... Je ne représentais alors pas un risque quand on avait besoin de moi...
Depuis que Georges Bush a été élu président et que 7 prisonniers ont étés rattrapés de cavale, nous sommes traités comme des bêtes. Sur les 15 ans que j'ai passés dans le couloir de la mort, une vingtaine de condamnés ont essayé de s'échapper dont un, vers un lieu où si j'avais voulu, j'aurais pu moi même tenter de m'enfuir ....je n'en ai pourtant rien fait. Actuellement je suis sensé représenter un tel risque que je ne peux même plus recevoir de visites à titre légal pour mieux me préparer et aider mon avocat à prouver mon innocence et à sauver ma vie.
Tout ce que je raconte depuis le début crée en moi une sensation d'impuissance et de désespoir, sans compter la privation de sommeil et le harcèlement intempestif de ces gardiens racistes. Finalement, ceci me laisse me demander (tout comme d'autres prisonniers) si la mort elle-même serait vraiment pire qu'une existence aussi humiliante, déshonorante et avilissante. Pour qu'un être humain préfère la mort à la vie, c'est que quelque chose ne tourne pas rond.
4 prisonniers ont abandonné leur demande en appel l'année dernière et 2 cette année car les avocats commis d'office essayent souvent de convaincre leurs clients de ne pas faire appel.
La chose la plus étrange est que certains gardes affirment que nous allons avoir une récréation de groupe limitée et que nous allons avoir un autre programme de travail après les élections. Cela veut dire que le gouverneur Georges Bush Jr. est encore une fois de plus en train d'utiliser les vies de condamnés comme une enchère politique pour son élection aux présidentielles.
Avant l'exécution de Gary Graham, la Cour fixait les dates d'exécution les troisième, quatrième et cinquième jours de la semaine. Ce procédé ayant reçu un avis négatif de la part de la population après l'histoire de Gary Graham, le rythme des exécutions a été ramené à une par mois, jusqu'aux élections.
Il y a environ 45 jours, les fonctionnaires de la prison ont débarqué dans le couloir de la mort. Ils ont pris nos coupe-ongles et annoncé qu'ils allaient désormais nous les couper eux-même et ce, pour une durée indéterminée, ceci, alors que les prisonniers se sont occupés de leurs propres ongles depuis 1924 ! Cependant, personne n'est jamais revenu pour cette tâche et maintenant nous n'avons plus notre matériel pour le faire. Il y a des prisonniers qui ont les ongles des pieds et des mains si longs qu'ils ressemblent à des griffes.
Occasionnellement, il y a des gradés afro-américains mais ceux-ci te traitent plus cruellement encore que le pire des racistes blancs afin d'être sûrs d'obtenir des points pour avoir effectué leur travail comme le désire le système (Ils cherchent la reconnaissance).
Comme nous n'avons le droit qu'à 1 heure de récréation hors de nos cellules, certains détenus développent de sérieux problèmes de santé tels que pression artérielle trop élevée, diabète etc. Etant donné que les opportunités de faire de l'exercice sont très limitées, certains prennent beaucoup de poids, ce qui donne l'impression à leurs visiteurs qu'ils sont en bonne santé.
Quand nous sommes enfermés sans récréation, nous recevons des sacs de nourriture pour deux ou trois semaines, le temps que le calme revienne dans les cellules. Les crêpes crues au beurre de cacahuètes sont mélangées avec tout ce qu'ils trouvent pour faire un sandwich. Pendant l'isolement, il n'y a pas de récréation et une douche seulement 3 fois par semaine est accordée.
La plupart des prisonniers ont des problèmes visuels car il n'y a pas moyen de regarder plus loin que l'espace extrêmement limité des cellules et de la petite salle de récréation. La fenêtre étroite de ma cellule n'offre rien de très attrayant; je ne peux voir qu'un immeuble qui, dressé à quelques mètres de celle-ci, me barre la vue. De plus, si vraiment j'avais envie de regarder à travers cette fenêtre, il faudrait que je me mette debout sur ma banquette tant elle est haute et pourtant, je mesure près de 2 mètres.
Si nous remplissons notre liste pour la commande au magasin de façon non-conforme aux exigences requises, celle-ci sera refusée. Il y a tellement de gars qui ne savent ni lire ni écrire ou d'autres atteints de troubles mentaux que les listes ne doivent pas être nombreuses. Certains étaient parfaitement sains d'esprit en arrivant ici; maintenant ils balancent leurs excréments sur les murs et se livrent à d'autres actions tout aussi aberrantes.
Si l'on t'inflige un rapport disciplinaire pour une raison ou une autre, il y a bien des chances pour que tu sois placé au niveau 2 ou 3. Ceci implique que tu n'auras pas l'occasion d'acheter des aliments au magasin, que toutes tes affaires et appareils électriques seront confisqués et que tu seras seul dans une cellule avec rien à lire ni à écouter pendant 6 mois voire une année.
Certains détenus sont poussés à bout, jusqu'à ce qu'ils soient suffisamment sous pression pour que cela justifie qu'ils soient placés aux niveaux 2 et 3.
Après chaque expédition dans le but de détruire le contenu de ma cellule, je ne reçois plus mon courrier pendant quelques jours et parfois, pendant plusieurs semaines. Même les journaux, si on a la chance d'en recevoir, sont quelquefois gardés une semaine avant d'être distribués et ce, surtout s'ils contiennent des articles qu'on aimerait que l'on ne lise pas.
Dans la salle de visite, tu n'as pas le droit de parler avec une autre personne que celle qui est venue te voir. Si un des détenus va être exécuté 1 ou 2 jours plus tard, on t'interdit d'être civil et de montrer le moindre signe d'humanité envers lui. Les gardiens travaillent dur pour te retirer ton humanité et ta civilité et finissent par te faire devenir l'animal qu'ils clament haut et fort que tu es afin de justifier les meurtres qu'ils commettent.
Tout est en place pour que l'on te tue mais tu n'as pas le droit de fumer ne serait-ce qu'une cigarette (il faut que tu sois exécuté en bonne santé) car si tu es surpris à le faire, tu seras directement envoyé au niveau 3, sans contacts humains autres que ceux des gardiens décidés à te faire craquer.
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08.10.2008
......!!!
Mumia Abu Jamal
Né le 24 avril 1954 à Philadelphie Enfermé depuis 13 ans dans le Couloir de la Mort de la prison de Huntingdon en Pennsylvanie.
Journaliste africain américain engagé, homme de radio, écrivain et prisonnier politique. Militant au sein du parti des Black Panthers dans les années 70 et de l'organisation Move. Il est de cette mouvance qui répertoriaient et dénonçaient systématiquement la racisme d'Etat.
En 1968, il fonde la section de Philadelphie du Parti des Panthères Noires et en devient le ministre de l'Information En 1969, il se fait remarquer des services de police en hissant une banderole pour rebaptiser son lycée "Malcolm X". Un dossier est ouvert par le FBI.
Entre 1970 et 1981, Mumia exerce son métier de journaliste radio. Il est surnommé 'La voix des sans voix'. En 1980, Il est élu président de la section de Philadelphie de l'Association des Journalistes Noirs
Le 8 août 1978, la police attaque le siège de l'Organisation MOVE. Un agent est tué, 9 membres sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison. Mumia est licencié de sa station de radio et devient chauffeur de taxi.
Dans la nuit du 9 décembre 1981, tout bascule. Mumia aperçoit son petit frère à terre, frappé par un policier. Il s'approche et le policier, Daniel Faulkner, tire, atteignant Mumia sous le mamelon gauche, le blessant grièvement. Une tierce personne tire à son tour et touche le policier d'une balle dans la tête et d'une autre dans le dos. Daniel Faulkner décède une heure plus tard à l'hôpital. Les témoins observent qu'un autre individu, non identifié, s'est enfui et que la police a laissé Mumia 45 minutes, mourant sur le trottoir. A son réveil à l'hôpital, il apprend qu'il est inculpé de meurtre. La version officielle fait état d'un véhicule (celui du petit frère de Mumia) circulant à contre-sens. L'automobiliste intercepté, Mumia Abu-Jamal aurait tiré dans le dos de Faulkner, qui se serait retourné, tirant à son tour sur Mumia.
3 juillet 1982, la Cour Suprême de Pennsylvanie condamne Mumia à la peine de mort par un vote de 4 juges, trois s'étant abstenus.
De sa cellule, Mumia continue à militer, il y a écrit 3 livres Mai 1995 Publication de 'Live From Death Row' Mars 1996, parution de la traduction en français, "En Direct du couloir de la Mort" Ed La Découverte Janvier 1997 Publication d'un deuxième livre "Death Blossom Septembre 98, Parution en français sous le titre "La Mort en Fleurs" Ed. Le Temps des cerises Avril 2000 Publication d'un troisième livre, "All Things Censored".
Il attend maintenant son exécution, en épuisant progressivement ses possibilités de recours. Les livres qu'il a écrits et les nombreuses plaintes qu'il dépose contre le sytème pénitentiaire américain rendent ses conditions d'incarcérations insupportables.
Pour contacter Mumia Abu-Jamal
Adresse
Mumia Abu-Jamal
AM 8335 SCI Greene
175 Progress Drive
Waynesburg, PA 15370-8090 - USA
Soutien financier à la Défense
National Black United Fund 40 Clinton Street, 5th floor Newark, NJ 07102 USA
Chèques en dollars ou mandat international à l'ordre de :
"National Black United Fund/Mumia" (Indiquer : "legal" ou "organizing.")
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29.05.2008
On continue...
Suicide d'un condamné à mort quelques heures avant son exécution : nouvelles polémiques autour du système judiciaire américain.
Michael Johnson, 29 ans, a mis fin à ses jours le 19 octobre dernier dans le couloir de la mort du Texas, quelques heures seulement avant son exécution. Sur le mur de sa cellule, il a laissé cette phrase, inscrite avec son propre sang : « Je ne l'ai pas fait ». Nouvelles polémiques autour d'un système judiciaire américain qui marchande les peines de prison et les condamnations à mort.
23 octobre 2006 / 3 heures du matin, ou presque ce jeudi 19 octobre dans le couloir de la mort texan. Le condamné Michael Dewayne Johnson s'apprête à vivre ses dernières heures, son exécution par injection létale est prévue dans moins de 18 heures. Ici, le gardien effectue des rondes de surveillance chaque quart d'heure ; un délai néanmoins suffisant pour que le jeune homme de 29 ans se tranche les veines jugulaires ainsi qu'une artère du bras droit avec un outil de fortune composé d'une pièce métallique attachée à un bout de bois. Lorsque le gardien s'en aperçoit, Michael Johnson gît, déjà inanimé, dans une mare de sang. Sur le mur de sa cellule, ces quelques mots rouges vifs sont gribouillés avec son propre sang « Je ne l'ai pas fait » (I didn't do it). Transporté en urgence à l'hôpital, les médecins ne peuvent que constater son décès quelques instants après son admission.
Si ce n'est pas la première fois qu'un condamné à mort met fin à ses jours, jamais le suicide n'a été aussi proche de l'heure de son exécution. Michael Johnson a toujours clamé son innocence depuis son inculpation en 1995. Condamné à mort pour le meurtre d'un employé d'une station service près de Lorena au Texas, il n'a cessé d'affirmer que son complice – et non lui - avait tiré le coup fatal.
Le marchandage des peines
David Noel Vest, complice de Michael Johnson en cette triste nuit du 9 au 10 septembre 1995, s'en est tiré avec une très légère peine de huit ans de prison, à peine une tape sur les doigts. Le système judiciaire américain autorise ainsi d'importantes remises de peine en échange d'aveux obtenus par le procureur de l'état.
David Vest, qui a immédiatement avoué le meurtre au moment de son arrestation, s'est ensuite rétracté affirmant que Michael Johnson avait tiré. Vest fut alors condamné à huit ans de prison – il est aujourd'hui libre – Johsnon à la condamnation à mort – il est aujourd'hui mort... Les associations abolitionnistes dénoncent ces inégalités flagrantes qui ne reposent que sur des aveux obtenus sous la pression.
Micheal Dewayne Johnson n'était âgé que de 18 ans au moment des faits et n'avait jusque là aucun antécédent judiciaire. Il a mis fin à ses jours à l'âge de 29 ans, onze ans après le meurtre pour lequel il fut condamné à la sanction suprême. Il aurait été le 46e détenu exécuté sur le sol des Etats-Unis depuis le début de l'année... mais en a décidé autrement.
Pour en savoir plus :
Michael Dewayne Johnson
Fiche personnelle du détenu Michael Dewayne Johnson sur le site du département de justice texan.
Texas Attorney General Greg Abbott
Greg Abbott, procureur général du Texas. Informations générales sur le dossier Michael Johnson.
20:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peine de mort
23.05.2008
Au tribunal
09:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prostitution, meurtres, alcoolisme, lesbiennes, peine de mort
30.04.2008
Aileen Wuornos
Aileen Carol Pittman Wuornos née le 29/02/1956 a défrayé la chronique en Floride dans les années 1990.
Après avoir eue une enfance plus que difficile, un grand-père qui la viole a 13 ans et la mate à coup de ceinturons.
Elle fugue et se prostitue très tôt.Hélas, elle se prostituera toute sa vie malgré l'espoir qu'un jour quelqu'un l'aiderait a s'en sortir.....
Seulement qui voudrait aider une prostitué!!!
Non, on lui prend plutôt son argent et on lui fait croire que si l'on veut des amis cela se paie!!!
Fragile psychologiquement, elle boit.....ce qui bien sûr n'arrange rien pas les choses.
Elle est homosexuelle, peut-être en a t'elle marre des dizaine d'hommes chaque jours qu'elle soulage de leurs petites sèves montantes!!!
Elle est seule, complètement seule, plus de famille du tout.
Tout au plus une amie qui reste pour l'argent et trouve que ce n'est pas assez!!!!
Et puis ce jour fatal, ou un malade mental qui a bu, l'attache au volant de sa voiture, la frappe a mort, la sodomise violemment lui déchirant l'anus.
Il sort un produit qui ressemble a de la vaseline mais en faîte, c'est de l'alcool a 90°.
Il ajoute qu'il va la tuer et qu'il pourra continuer car elle sera encore chaude.
( Je suis désolé de devoir donner de tels détails, cela me dérange autant que vous , mais c'est pour une meilleur compréhension de la suite, de son état d'esprit! )
Aileen arrive à attraper un pistolet calibre 22 et le tue de plusieurs balles......sa vie vient de basculer.
Elle essaye durant presque un an de travailler normalement sans succès....
Elle retourne se prostituer et se fait de nouveau violenter, mais cette fois elle le tuera aussi, c'est terminé elle ne se laissera plus faire.....
Aileen perd la raison et va tuer cinq autres hommes froidement, avec haine,pour l'argent et leur véhicule.
Sa compagne de l'époque dira n'être au courant de rien, ni ne pas savoir d'ou venait l'argent!!!
Alors qu'il faut quand même savoir qu'elle n'a pas hésité a laissé son emploi de bonne pour vivre des revenus d'Aileen et savait très bien d'ou ils provenaient!!!
Vous me direz des tas de gens ont des vies similaires et ne tue pas pour autant
Certes, mais d'autres sont plus fragiles, moins aidés.
Aileen était devenu méchante avec les autres, elle ne croyait plus en eux, elle n'aimait plus la vie....., elle aurait fini par se suicider.
Sa compagne est retrouvée et va trahir Aileen en la faisant parler au téléphone alors qu'elle était sur écoute.
La police comptait sur l'amour d'Aileen pour sa compagne pour la faire craquer, pas joli, joli!
Au tribunal, tout et n'importe quoi sera dit.
D'abord Aileen ne s'est jamais droguée, elle n'était pas folle mais bipolaire.
Elle n'a jamais été un sérial killer!!!
Sa compagne est venue témoigner sans lui jeter le moindre regard!!!
La police était pas très nette, les avocats véreux car tous voulaient la notoriété et l'argent.
La justice était corrompu aussi et trop facilement influençable......
C'est ainsi qu'Aileen s'est retrouvé avec six peine de mort comme sentence.
A l'époque s'était encore la chaise électrique.
Les médias aussi en feront leurs choux gras, racontant tout et n'importe quoi, d'ailleurs lors des interview vous remarquerez qu'Aileen est agitée et a les yeux exorbités, c'est qu'en faîte les médias l'énervait et la poussait à bout!
Tout comme les photos d'elle présenté sur internet ou ailleurs, se sont toujours les plus horribles, histoire de montrer un monstre comme dans se fameux film!!!
Le premier Aileen ne l'acquiescera pas et le second elle ne le verra pas " Monster ", soi disant un chef d'oeuvre, a voir!!! Un peu trop outrancier!!!
Je n'ai pas détaillé sa vie car il y a tellement de site qui le font déjà très bien.Je voulais juste apporter ce que je sais d'Aileen.
Aileen passera 10 ans dans le couloir de la mort, puis demandera son exécution en 2002 qui sera accordé, étrange car lorsqu'on est considéré comme fou ce genre de demande n'est pas validé par les psys!!!
Elle a donc pu choisir son mode d'exécution, l'injection létale.....
Le 09/10/2002 Aileen est décédé a 9h47.
Seule, personne pour lui tenir la main, personne derrière le rideau, seule.........comme elle a vécue......
L'injection létale est un horrible simulacre, ce n'est pas sans douleur!
C'est un médecin d'Hitler qui inventa ce procédé, pendant longtemps par éthique les médecins refusaient de l'utiliser.
Même pour les animaux on ne l'utilise pas......
Car une injection serait suffisante pour décédé sans aucune douleur, alors pourquoi trois?!Forcément dans un but douloureux.
Peut-on dormir le soir après avoir administré ses trois petites injections?
Cela donne t-il bonne conscience?!
Pense t'on avoir sauvé le monde d'un monstre?!
Voici un lien contre la peine de mort qui peut aussi vous permettre de correspondre avec des détenus:
20:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : prostitution, meurtres, alcoolisme, lesbiennes, peine de mort




